- La capacité du disque dur externe : comptez environ deux fois l’espace réellement occupé sur le Mac, pour que la sauvegarde garde un historique.
- Le type de disque : un disque mécanique suffit pour une sauvegarde. L’argent économisé paie la deuxième copie, qui compte davantage.
- Le chiffrement : une case à cocher, indispensable dès que le disque sort de chez vous.
- Les instantanés que macOS conserve sur le disque interne ne sont pas une sauvegarde : ils disparaissent avec le disque qui les porte.
Les instantanés locaux ne sont pas une sauvegarde
C’est un mécanisme discret et méconnu, qui donne une fausse impression de sécurité. Quand la sauvegarde automatique est activée, macOS conserve aussi des instantanés locaux, utilisables pour revenir à une version antérieure d’un fichier même quand le disque de sauvegarde n’est pas branché.
La documentation d’Apple précise deux choses à leur sujet : ils sont stockés sur le même disque que les fichiers d’origine, et ils sont conservés au maximum 24 heures, ou moins si la place vient à manquer.
Autrement dit, ils protègent d’une fausse manipulation dans la journée, et de rien d’autre. Un disque interne qui lâche emporte les fichiers et leurs instantanés. La même page recommande d’ailleurs explicitement de sauvegarder ailleurs que sur le disque interne.
La capacité : la règle des deux fois
La question posée est presque toujours « quelle taille », et la réponse ne dépend pas de la capacité du Mac mais de ce qu’il contient réellement.
Comptez environ deux fois l’espace occupé. Un Mac dont 400 Go sont utilisés se sauvegarde correctement sur un disque de 1 To, qui gardera plusieurs mois d’historique. Un disque de la même taille que les données ne garde presque rien : la sauvegarde tourne, efface les anciennes versions au fur et à mesure, et le jour où vous cherchez un fichier d’il y a trois semaines, il n’existe plus.
C’est l’historique qui fait la différence entre une copie et une sauvegarde. Sans lui, un fichier corrompu ou supprimé trois jours plus tôt est perdu, parce que la copie a fidèlement reproduit sa disparition.

Disque mécanique ou SSD : le débat qui coûte de l’argent
Pour un disque de sauvegarde, la vitesse n’est pas le critère qu’on croit. La première sauvegarde est longue dans les deux cas, et les suivantes ne copient que les changements, quelques centaines de mégaoctets à chaque passage.
| Critère | Disque mécanique | SSD externe |
|---|---|---|
| Prix par téraoctet | Nettement plus bas | Plus élevé |
| Première sauvegarde | Plusieurs heures | Plus rapide |
| Sauvegardes suivantes | Quelques minutes | Quelques minutes |
| Résistance aux chocs | Faible | Bonne |
Pour un disque qui reste posé sur un bureau, le mécanique fait le travail, et la différence de prix paie une seconde copie, qui protège de bien plus de situations qu’un gain de vitesse. Le SSD se justifie pour un disque transporté, où les chocs sont le vrai risque.
Dans les deux cas, ce disque vieillira comme les autres : ses compteurs se lisent, et cela vaut la peine une fois par an, selon la méthode de tester un disque dur.
Le chiffrement, une case à cocher
La sauvegarde d’un Mac contient tout : documents, messages, photos, mots de passe enregistrés. Un disque de sauvegarde perdu ou volé livre l’ensemble à qui le branche, sauf s’il est chiffré.
L’option se coche au moment de choisir le disque, et elle demande un mot de passe. Deux conséquences à connaître avant de valider : la première sauvegarde devient un peu plus longue, et le mot de passe perdu rend la sauvegarde définitivement illisible. Il se range donc avec les mots de passe importants, pas dans un fichier sur le Mac sauvegardé.
Le chiffrement n’est pas discutable dès que le disque quitte le domicile, ce qui est précisément le cas de la copie hors ligne recommandée pour se protéger d’un rançongiciel, détaillée dans sauvegarder sur un NAS.

Trois pièges qui vident une sauvegarde de son sens
Du plus fréquent au plus rare.
Le disque qui sert aussi de rangement. Mettre des fichiers de travail sur le disque de sauvegarde revient à ranger l’original et la copie au même endroit. Le jour où ce disque tombe, les deux partent ensemble.
Le disque qui ne se débranche jamais. Un disque branché en permanence est accessible à tout ce qui s’exécute sur le Mac, y compris à un programme malveillant. Une copie déconnectée, même mensuelle, couvre ce que la sauvegarde permanente ne couvre pas.
La sauvegarde qu’on n’a jamais restaurée. J’ai vu des disques de sauvegarde branchés depuis trois ans, sans une seule restauration d’essai, dont la dernière copie réussie datait de huit mois. L’interface affichait une sauvegarde active.
Vérifier, une fois par mois
Deux gestes, dix minutes, et ils valent plus que le choix du disque.
Restaurer un fichier au hasard, l’ouvrir vraiment, et vérifier qu’il est complet. C’est le seul test qui prouve que la chaîne entière fonctionne, du disque au fichier.
Regarder la date de la dernière sauvegarde réussie, affichée dans le menu de la sauvegarde. Une date qui recule est le signal le plus fiable qu’il y a un problème, et c’est aussi le plus facile à manquer.
Le choix du support pour la seconde copie, celle qui dort ailleurs, se pose exactement comme pour un PC : il est traité dans choisir un support de sauvegarde. Et si ce disque doit servir sur les deux systèmes, la question du format est réglée dans formatage d’un disque dur.
Vingt ans en gestion de données et en continuité d'activité, après une reconversion à trente ans. J'ai vu une petite structure perdre sa comptabilité dans un dégât des eaux, faute d'une sauvegarde rangée ailleurs que dans les locaux. Depuis, je ramène chaque risque à ce qu'il coûte vraiment : des heures de travail à refaire, pas des pourcentages.
